Quand on cherche une voiture d’occasion fiable, il y a des choix qui peuvent coûter très cher si on se trompe. Renault propose une large gamme de motorisations, mais toutes ne se valent pas, loin de là. Certaines blocs ont défrayé la chronique sur les forums et chez les garagistes, à cause de pannes récurrentes et de réparations onéreuses. Dans cet article, je vous partage la liste des moteurs Renault à éviter, pourquoi ils posent problème et comment faire le bon choix.
Pas le temps de lire ?
- Le 1.2 TCe est le moteur le plus controversé : casse de chaîne et surconsommation d’huile.
- Le 1.5 dCi première génération (avant 2008) cumule injecteurs HS et turbos fragiles.
- Le 1.6 dCi 130 (R9M) souffre de problèmes de carburant dans l’huile.
- Les 2.0 dCi M9R peuvent voir leur chaîne de distribution s’étirer prématurément.
- À privilégier : le 1.5 dCi récent, le 0.9 TCe et certaines versions diesel après 2015.
Pourquoi certains moteurs Renault sont-ils à éviter ?
Renault, comme la plupart des constructeurs, a connu des hauts et des bas en matière de fiabilité moteur. Certains blocs ont été lancés trop vite, mal calibrés, ou victimes de choix techniques discutables. Résultat : des automobilistes qui se retrouvent avec des factures de plusieurs milliers d’euros bien avant 150 000 km.
Des problèmes récurrents qui coûtent cher
Les pannes les plus fréquentes touchent la chaîne de distribution, les injecteurs, le turbo ou encore la consommation d’huile excessive. Quand une chaîne lâche, c’est souvent tout le moteur qui part à la casse. Une réparation de ce type dépasse rapidement les 3 000 euros, voire 5 000 euros sur certains modèles. Autant dire que le mauvais choix peut transformer une bonne affaire en gouffre financier.
« Acheter une voiture d’occasion sans connaître l’historique du moteur, c’est jouer à la roulette russe avec son budget. »
L’importance de l’historique d’entretien
Un moteur réputé fragile peut tenir longtemps s’il a été suivi à la lettre. À l’inverse, un bloc fiable peut casser si les vidanges ont été oubliées. Avant tout achat, exigez le carnet d’entretien complet et les factures. C’est le meilleur indicateur de la santé réelle de la mécanique.
Quels moteurs Renault essence sont à éviter ?
Côté essence, c’est surtout la famille TCe qui a fait parler d’elle ces dernières années. Petit en cylindrée mais avec turbo, ces moteurs ont séduit pour leur sobriété, mais leurs faiblesses sont devenues célèbres.
Le 1.2 TCe : la fausse bonne idée
Le 1.2 TCe (H5Ft) équipe de nombreuses Clio 4, Captur, Mégane 3 et Scénic. Ce moteur est connu pour sa surconsommation d’huile, qui finit par endommager la chaîne de distribution. Les segments de pistons mal conçus sont au cœur du problème. Sur les versions produites entre 2012 et 2016 notamment, la casse moteur n’est pas rare. Il rejoint d’ailleurs son cousin le 1.2 PureTech 130 dans la liste des blocs essence à surveiller de très près.
Le 1.4 TCe : un moteur fragile
Plus ancien, le 1.4 TCe 130 a connu lui aussi son lot de soucis, notamment des problèmes de turbo et de joints d’huile. On le trouve sur des Mégane et Scénic du début des années 2010. À éviter si vous cherchez la tranquillité, sauf si l’entretien est parfaitement documenté.
Quels moteurs Renault diesel sont à éviter ?
Le diesel reste l’un des points forts de Renault, mais certains millésimes posent problème. Voici les blocs sur lesquels il faut redoubler de vigilance.
Le 1.5 dCi des premières générations
Le 1.5 dCi K9K est l’un des moteurs les plus diffusés au monde. Pourtant, ses premières versions (avant 2008 environ) souffrent d’injecteurs défaillants, de turbos qui rendent l’âme et parfois de bielles qui cassent. Les versions postérieures ont été largement améliorées. Si vous envisagez ce moteur, lisez en complément notre analyse du 1.5 dCi 90 pour faire un choix éclairé.
Le 1.6 dCi 130 (R9M)
Ce moteur, monté sur Mégane 3, Scénic 3, Kadjar et Talisman, a la fâcheuse réputation de voir du carburant se mélanger à l’huile moteur. Le phénomène détruit la lubrification et peut entraîner une casse pure et simple. Renault a multiplié les rappels et les mises à jour logicielles, mais le problème persiste sur certaines voitures mal suivies.
Le 2.0 dCi M9R
On le retrouve sur Laguna 3, Mégane 3, Espace et Scénic. Sa chaîne de distribution s’étire prématurément, surtout en cas de vidanges espacées. Le bruit caractéristique « diesel cliquetant » est un signal d’alerte. Le remplacement de la chaîne coûte entre 1 500 et 2 500 euros selon le modèle.
Tableau récapitulatif des moteurs Renault à éviter
Quels moteurs Renault privilégier à la place ?
Heureusement, Renault a aussi produit des blocs très fiables, capables de dépasser sans souci les 250 000 km. Les versions récentes du 1.5 dCi (post-2012, et surtout les Blue dCi à partir de 2018) sont parmi les meilleures du marché. Le 0.9 TCe à trois cylindres, lancé en 2012, s’est aussi montré bien plus solide que ses grands frères. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre dossier sur la fiabilité du 1.3 TCe 150, le successeur moderne et bien plus rassurant du 1.2 TCe.
« Un bon moteur d’occasion, c’est un moteur entretenu. Avant de juger un bloc, lisez son carnet. »
Comment éviter les mauvaises surprises ?
Avant tout achat, prenez le temps d’écouter le moteur à froid puis à chaud. Un cliquetis suspect, une fumée bleutée ou un voyant moteur allumé doivent vous alerter. Demandez les factures de vidange et regardez si la périodicité a bien été respectée. N’hésitez pas à faire passer la voiture chez un garagiste indépendant pour un diagnostic complet avant signature.
Conclusion
Choisir une Renault d’occasion, c’est savoir distinguer les bons élèves des mauvais. Les moteurs Renault à éviter sont bien identifiés : 1.2 TCe, 1.4 TCe, 1.5 dCi première génération, 1.6 dCi 130 et 2.0 dCi M9R. En vous appuyant sur un bon historique d’entretien et un essai sérieux, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour faire une bonne affaire et rouler sereinement pendant des années.
FAQ : vos questions sur les moteurs Renault à éviter
Quels sont les moteurs Renault à éviter absolument ?
Les blocs les plus problématiques sont le 1.2 TCe (H5Ft), le 1.5 dCi des premières générations, le 1.6 dCi 130 (R9M) et le 2.0 dCi M9R sur certaines années. Ces moteurs cumulent des défauts coûteux comme la casse de chaîne, le carburant dans l’huile ou la surconsommation d’huile.
Quel est le moteur Renault le plus fiable ?
Le 1.5 dCi dans ses versions récentes (post-2012) reste une référence en matière de longévité diesel. Côté essence, le 0.9 TCe et le 1.3 TCe se sont montrés solides quand l’entretien est respecté.
Le moteur 1.2 TCe Renault est-il vraiment à éviter ?
Oui, surtout dans ses versions produites entre 2012 et 2016. Sa consommation d’huile élevée et la fragilité de sa chaîne de distribution en font un choix risqué sans historique complet d’entretien.
Quels sont les problèmes du moteur 1.5 dCi Renault ?
Sur les premières générations, les injecteurs lâchent souvent vers 100 000 km, le turbo peut rendre l’âme et certaines bielles ont cassé. Les versions postérieures à 2008 sont nettement plus fiables.
Quel moteur Renault d’occasion choisir sans risque ?
Privilégiez un 1.5 dCi 110 récent, un 0.9 TCe ou un 1.3 TCe avec carnet d’entretien complet. Évitez les voitures dont l’historique est flou, même à prix attractif.



